Pour dérober des souvenirs ou provoquer des lésions cérébrales

Nous vivons l’air du numérique qui est en constante évolution, et avec les nombreuses technologies mises au point par les grandes entreprises comme Microsoft, Google ou encore Apple, notre monde change chaque jour un peu plus. Aujourd’hui il nous est envisageable de faire des choses que l’on n’imaginait pas possibles il y a quelques années. Et bien que l’on puisse dire sans risque de se tromper que ces avancées améliorent la vie des personnes, il ne faut surtout pas tomber dans la naïveté de penser qu’elles n’ont pas leur lot de conséquences ou encore des failles qui pourraient être exploitées par des personnes mal intentionnées.

L’une des choses que la technologie nous permet désormais d’envisager est la compréhension du mécanisme de création des souvenirs dans le cerveau et comment ce processus pourrait être restauré. Cela peut sembler fou, mais les scientifiques qui travaillent à rendre cela possible ne sont pas de cet avis. En effet, plus tôt cette année, des expériences ont montré qu’il serait possible de renforcer la capacité des gens à créer des souvenirs à court terme grâce à une procédure neurochirurgicale qui consiste à implanter un dispositif médical appelé neurostimulateur ou générateur de pouls implantable (IPG) dans le corps humain afin d’envoyer des impulsions électriques à des cibles spécifiques dans le cerveau. Cette avancée pourrait être résumée à la mise en place de ce qu’on peut appeler un implant de mémoire et comme toute technologie, elle n’est pas sans risque.

Des chercheurs de Kaspersky Lab et du groupe de neurochirurgie fonctionnelle de l’université d’Oxford ont entrepris une étude de la menace théorique des neurostimulateurs existants et de leur infrastructure de support. Les résultats de ces études ont été pour le moins déconcertants à la vue des différents scénarios de risques existants et potentiels. L’un de ces scénarios était un transfert de données non sécurisé ou non chiffré entre l’implant, le logiciel de programmation et tout réseau associé qui pourrait permettre une altération malveillante de l’implant d’un patient ou même de groupes entiers d’implants (et de patients) connectés à la même infrastructure.

Ce dernier scénario de risque est celui qui fait le plus peur, quand on s’imagine qu’un pirate informatique pourrait réussir à pirater l’infrastructure, accéder aux données pour les compromettre et provoquer ainsi selon son gré, des douleurs, une paralysie ou le vol de données confidentielles. Bien sûr qu’après avoir identifié cette faille, les scientifiques en charge du projet mettront tout en œuvre afin d’empêcher que le pire se produise, mais nous savons tous qu’en ce qui concerne la technologie, il est presque impossible d’avoir 0 % de risque.

Et lorsqu’on sait que dans dix ans, les premiers implants commerciaux stimulant la mémoire pourraient apparaître sur le marché et, d’ici 20 ans environ, la technologie pourrait être suffisamment avancée pour permettre un contrôle approfondi de la mémoire, il est donc très facile de tomber dans la paranoïa de nous imaginer être sous le contrôle total d’un hacker, ce qui nous empêche d’entrevoir les immenses avantages de cette technologie en matière de soins de santé.

Sources : Kaspersky Lab

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DKT Group (Data & Keys performance indicators Technology) est un groupe composé des chefs d’entreprises, des informaticiens et des fiscalistes. Il est ouvert à plus de métier dans l’optique d’avoir un regard diversifié sur les problématiques d’entreprises. DKT Group S.A.R.L. est une entreprise de droit camerounais dont le but principal est l’amélioration du système d’information des entreprises et des institutions en leur fournissant des solutions innovantes pour leur croissance.

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